Covid 19 – Psychanalystes au téléphone – Le Monde

La psychanalyse au téléphone est-elle possible ? Pendant le confinement, Psyway.fr avait recueilli des avis des psychanalystes sur cette modification radicale de la pratique : le passage à la téléconsultation.

Dans un article du Monde daté du 28 août 2020, Elise Karlin recueille le vécu des psychanalystes au téléphone et des patients dans ce moment sans précédent, puisque la rencontre « physique » est devenue porteuse d’un danger vital.

En conséquence, beaucoup de séances de psychanalyse et de psychothérapie ont eu lieu par téléphone.

L’auteur interviewe un certain nombre de protagonistes. Ainsi, les  « impressions » des uns et des autres ont suscité notre intérêt.

Aussi, en avons nous relevé quelques unes afin d’inciter nos lecteurs à lire l’intégralité de l’article :

  • venant des psychanalystes au téléphone
  • venant des patients

Patient :  » Finalement ça m’a rassuré qu’elle (la psychanalyste) soit capable de s’adapter.. »

Psychanalyste : « Le téléphone, à travers la voix, a créé une nouvelle forme d’intimité, une autre proximité sensorielle. »

Psychanalyste : « (…) des choses qui n’avaient jamais été dites ont enfin pu l’être. »

Psychanalyste : « Le téléphone a créé, dans certaines situations, une relation très forte, rendue possible par le contexte. »

Patiente : « ’J’étais loin, j’étais invisible. C’était plus facile. »

Patiente : «  Le téléphone, c’était magique ! Pas d’appréhension une heure avant, pas de boule au ventre en arrivant, pas de fatigue après pour rentrer.  Je pouvais me concentrer sur ce que j’avais envie de dire. »

Patiente : « J’avais besoin d’être sous son regard pour rester sur le qui-vive, ne pas m’abandonner »

Psychanalyste : « Hors de mon cabinet, j’ai eu l’impression que ma fonction était beaucoup moins sacralisée. J’ai mis un moment à trouver le ton juste. »

Psychanalyste : « Au téléphone, on évalue moins bien ces moments où le patient cherche le mot suivant. Du coup, parfois on parle tous les deux en même temps, on se coupe la parole… »

Psychanalyste : « Il est rare qu’un patient me demande comment je vais… »

Psychanalyste : « Le téléphone leur facilite la vie, pourquoi l’exclure ? Une première rencontre au cabinet est indispensable, mais, lorsque le transfert est installé, le travail peut se faire. »

Psychanalyste : «  J’ai besoin de la présence, des odeurs, des peurs – en l’absence de corps pour l’éprouver, il n’y a pas d’affect. »

Patient : « « Je suis donc très heureux que le cadre soit moins frigide » – Il se reprend immédiatement : « Moins rigide ! »

Plusieurs articles sur la pratique nouvelle de la téléconsultation pendant l’épidémie de Covid-19 :

 

 

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