Arrêt médicamenteux brutal : les symptômes du sevrage

syndrome de sevrage

Pourquoi le sevrage brutal de médicaments psychotropes perturbe t-il l’organisme à ce point?

L’utilisation prolongée de médicaments psychotropes modifie la régulation du cerveau par les neurotransmetteurs.

Le but recherché des médicaments est de se fixer plus ou moins durablement sur les récepteurs spécifiques des cellules nerveuses. Ce processus permet les effets thérapeutiques du médicament.

Mais en cas d’arrêt brusque, le cerveau n’a pas le temps de retrouver sa régulation antérieure. Il lui faut un peu de temps.

Avec les médicaments psychotropes pris à doses habituelles, ce moment de transition, qui peut durer quelques jours, s’exprime par un malaise plus ou moins intense le plus souvent sans gravité réelle.

Retour des symptômes

Les symptômes qui ont été à l’origine de la mise en place du traitement, souvent l’angoisse, réapparaissent mais d’autres aussi, différents des symptômes initiaux.

Avec quels médicaments les symptômes de sevrage apparaissent-ils?

L’arrêt brutal de la consommation d’alcool peut être grave. Il peut provoquer un un état de confusion mentale, le délirium tremens. C’est une urgence médicale.

Mais les anxiolytiques (benzodiazepines) et les médicaments opiacés, brusquement stoppés peuvent occasionner un fort malaise. Plus rarement et de façon beaucoup moins intense, les antidépresseurs.

Il ne faut donc jamais arrêter brusquement un traitement psychotrope. Il vaut mieux le réduire progressivement, et demander conseil à votre médecin.

Quels sont les signes d’un sevrage brutal?

  • Anxiété, irritabilité, agitation, agressivité, tristesse
  • Troubles du sommeil voire insomnie totale
  • Cauchemars d’apparition immédiate (très caractéristiques)
  • Insomnie d’endormissement, réveils multiples, sommeil haché et agité
  • Impressions de « déjà vu », flashes hypermnésiques
  • Plus rares : hallucinations, délire, persécution, confusion
  • Convulsions
  • Tremblements, vertiges, incoordination motrice, ataxie, pertes d’équilibre
  • Céphalées, troubles neuro-végétatifs (transpiration)
  • Troubles sensoriels, anomalies perceptives
  • Odorat troublé, goût bizarre, hypersensibilité, photophobie, troubles kinesthésiques ou paresthésiques

Il n’y a que très rarement urgence à interrompre un traitement psychotrope, sauf panique ou mauvaise information (parfois par un entourage alarmiste). Il faut prendre un peu de temps.

Il faut aussi toujours signaler au médecin l’arrêt récent de médicaments psychotropes. Celui-ci pourra alors vous conseiller la reprise du traitement puis sa baisse progressive.

Donc nous recommandons prudence et progressivité, d’autant plus que le traitement est ancien.

Le sevrage peut être accompagné par la prise, provisoire, de médicaments sédatifs.

Voir aussi :

Atelier antalgie

Réseau Pic 

 

Donnez votre avis