Antipsychotiques-neuroleptiques – conseils pour les effets indésirables

Neuroleptiques et antipsychotiques produisent souvent des  effets indésirables. Souvent gênants, ils peuvent être soignés ou atténués. Voici des conseils.

Les effets indésirables peuvent ne jamais apparaître et peuvent être différents d’une personne à l’autre. Ils doivent être repérés et améliorés. Ils ne doivent pas faire renoncer à un traitement psychotrope, souvent indispensable et qui ne peut être remplacé par rien d’autre. Mais il peuvent mener à changer de médicament.

La grande majorité des effets indésirables ne sont pas graves.

Ils sont assez fréquents au début du traitement puis  le plus souvent:

  • soit, ils s’estompent progressivement dès les premières semaines du traitement, c’est le cas de la sédation ou de la  somnolence diurne
  • soit ils persistent et il faudra chercher à les atténuer.

Il faut donc les connaître pour pouvoir les identifier et adopter les mesures qui en atténueront ou empêcheront les effets.

Impatiences, akathisie (besoin de bouger constamment), rigidité, contractures musculaires, tremblements

Il existe des médicaments correcteurs très efficaces. Ils sont prescrits lorsque cela s’avère nécessaire  mais pas systématiquement. (Artane 2 ou 5 mg- Akineton L.P. – Lepticure 10 mg)

Maux de tête, céphalées

Évitez les substances pouvant favoriser vos maux de tête (excitants, café, chocolat, alcool).

Prenez, modérément et pour un temps limité un antalgique.

Ces symptômes diminuent avec le temps. S’ils persistent, demandez l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien.

Insomnie

un changement de l’heure de prise d’un de vos médicaments peut souvent solutionner ce problème.

Certains antipsychotiques (surtout l’aripiprazole) peuvent donner, pendant quelques jours une insomnie. Cette insomnie ne doit pas faire renoncer au traitement. Il faut que l’organisme s’adapte au médicaments dont les effets positifs vont se faire sentir.

Vertiges ou sensation de malaise en se levant, étourdissements = hypotension orthostatique

Levez-vous lentement. Si vous êtes couché, asseyez-vous une quinzaine de secondes avant de vous lever doucement.

Des médicaments correcteurs existent. Le plus anodin est l’heptaminol.

Si les symptômes persistent, faites vérifier votre tension artérielle.

Somnolence, fatigue, sédation

Très fréquents au début du traitement. La répartition dans la journée est importante: les médicaments les plus sédatifs doivent être pris au coucher.

Cela facilitera l’endormissement et le maintien du sommeil. Le moins possible de médicaments sédatifs le matin.  Souvent, une prise unique de neuroleptiques le soir au coucher conviendra.

Parlez-en au médecin qui pourra réévaluer la doses et la répartition dans la journée.

Évitez de conduire ou d’utiliser des machines qui pourraient s’avérer dangereuses.

Prise de poids

Une augmentation de l’appétit peut apparaître surtout au début du traitement. Ceci nécessite une surveillance. On surveillera  le poids et l’IMC (indice de masse corporelle) tout au long du traitement.

Dès le début du traitement, surveillez votre alimentation et obligez vous à faire un peu d’exercice physique.

Chez les personnes susceptibles de grossir, ou déjà en surpoids avant le traitement, un bilan lipidique sera fait au début.

Au-delà d’une  l’augmentation de l’IMC  de 5 % du poids initial on cherchera un pré-diabète. On envisagera un changement de médicament.

Bouche sèche

  • Buvez souvent un peu d’eau additionnée de jus de citron ou de pamplemousse.
  • Mâchez une gomme sans sucre afin de stimuler la salivation.
  • Vous pouvez vaporiser un spray de salive artificielle ( Arquasyal – spray buccal).
  • Ayez une bonne hygiène dentaire :la bouche seiche trop longtemps risque de favoriser les caries dentaires.

Douleur, rougeur, induration, gonflement au site d’injection

Pour les neuroleptiques et antipsychotiques sous forme retard : parlez-en à votre médecin.

Cette fiche fait mention des effets indésirables les plus souvent rencontrés par les patients. D’autres effets plus rares peuvent apparaître.

Signalez les à votre psychiatre et ne vous affolez pas.

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Médicaments correcteurs des effets secondaires des antipsychotiques et neuroleptiques

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