Violence, schizophrénie et rétablissement dans le blog de Lana

violence schizophrenie blogLana, sur son blog, parle de sa schizophrénie, des sentiments violents qui en sont l’expression et en même temps de sa souffrance.

Lana a 39 ans. Elle a présenté une longue période de troubles importants. Elle travaille actuellement dans une librairie. Son témoignage sur le vécu intime de la schizophrénie est extraordinaire.

S’observer de l’intérieur, observer son monde environnant, témoigner pour que d’autres s’y reconnaissent, tel semble être le but du blog de Lana.

« La schizophrénie est violente parce qu’elle balaie tout sur son passage. Elle écrase tout, elle réduit en miettes. Le monde, les autres, soi-même. La violence, c’est celle de l’angoisse, celle de la mort. C’est celle de l’obsession, de la durée, du temps. Les pensées qui ne lâchent pas, le délire qui tourne, qui ronge, qui frappe dans la tête. La violence de la durée et du temps. Parce qu’être en crise pendant des mois, des années, ça épuise, ça vide, ça tue. La violence, c’est celle du monde qui va trop vite, qui tourne comme une toupie, qui va trop fort, qui crie. La violence, c’est celle des larmes qu’on retient. »

Depuis dix ans elle tient un blog dans lequel elle essaie de combattre les préjugés et le « discours ultra-sécuritaire » des politiques. Elle s’adresse aussi aux professionnels. Elle publie des présentations de livres qui l’ont marquée ou aidée.

Propos sur le rétablissement

« Jusqu’à aujourd’hui, je n’arrivais pas bien à résumer mon processus de rétablissement. Cet après-midi, j’ai participé à un cours en ligne pour témoigner de mon parcours, entre autre. Je me suis demandée comment j’allais résumer les choses si on me demandait comment je m’étais rétablie. Et cette question est venue. J’ai parlé de mon changement de traitement, de mon changement de psychiatre, de ma fréquentation d’un forum sur la schizophrénie puis de la rencontre de certaines personnes de ce forum dans la vie réelle. Et l’étudiante qui m’avait questionnée a résumé les choses ainsi: c’est la rencontre qui vous a permis de vous rétablir »

« Je me suis dit qu’il fallait que je fasse quelque chose pour la cause. Que je serais complice de cette stigmatisation si je me taisais ».

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