Famille, aidants

famille aidantLes troubles psychiatriques peuvent rendre difficile ou même compromettre l’ensemble de la vie quotidienne, le confort voire la sécurité de la personne.

Ainsi, l’entourage – famille, aidants- peut avoir un rôle d’appui, d’encouragement, de veille, dans divers domaines, suivant les situations:la santé physique, la consommation de drogues, l’argent, le logement, le suivi des soins, les démarches administratives, les relations familiales, sociales, les loisirs, etc…

Le partage d’expériences positives entre une personne en soins psychiatriques et son entourage est souvent difficile

lorsque la dépression ou le repli sont très marqués. Cette difficulté à aider survient aussi quand les troubles psychologiques ou psychiatriques rendent la personne irritable, conflictuelle avec son entourage. Dans certains cas, la répétition  des moments critiques peut décourager l’entourage.

 Le plus souvent, en dehors des crises

  • L’entourage pourra rester présent de façon tantôt active, tantôt de façon plus discrète, pour apaiser l’angoisse, inciter à une prise de conscience des troubles, à une sortie de l’isolement… Dans la mesure du possible alors, il faut éviter de se substituer aux efforts de la personne en soin, même s’ils sont limités et que les changements sont lents et très progressifs.

  Le témoignage de Patricia Deegan : présence discrète d’une grand-mère.

« Pendant des mois, j’ai mené ce que j’appelle maintenant le syndrome « caféine et nicotine’ ». Le premier pas vraiment proactif dans mon rétablissement survint à la demande de ma grand-mère. Chaque jour, elle venait dans le salon alors que je fumais des cigarettes. Elle me demandait si je ne viendrais pas avec elle faire des achats alimentaires et chaque fois je répondais « non ». Elle ne me le demandait qu’une fois par jour et cela en faisait une invitation plutôt qu’un harcèlement. Pour des raisons que je ne peux décrire, un jour après des mois à rester assise à fumer, je répondis « oui » à son invitation. Maintenant, je comprends que ce « oui » et le trajet au supermarché qui suivit, où je me contentai de pousser la charrette, fût le premier pas actif vers mon rétablissement. D’autres petits pas suivirent tels que faire l’effort de parler à un ami en visite ou partir faire une petite promenade. »

Certaines situations d’aides sont plus tendues

  • Parfois, en cas de crise, les proches doivent prendre des mesures plus urgentes, par exemple de déclencher une hospitalisation. Ou encore, ils peuvent être indispensables pour le maintien de soins de qualité (informer le médecin ou l’équipe soignante de troubles divers). Ils peuvent contribuer au traitement, ou accompagner une vie quotidienne très difficile.

 Le témoignage de Xavier : « ce sont mes parents qui s’en rendent compte« 

« … quand ça ne va pas, ce sont mes parents qui s’en rendent compte, ça n’est même plus moi… Moi, je ne me rends plus compte… Je suis vraiment dépendant de mes parents. D’après mes parents, quand je prends mes médicaments, ça va beaucoup mieux …»

Une certaine dépendance à l’égard de la famille, des aidants, des institutions soignantes ou d’accompagnement est inévitable dans toutes les situations de soin.

  • Cette dépendance peut concerner plusieurs domaines de la vie. Elle peut être plus ou moins prolongée dans le parcours de soins et de vie de la personne.
  • Dans tous les cas, il ne faut jamais négliger de valoriser les efforts de la personne en soin pour accepter cette dépendance nécessaire ou aller vers plus d’indépendance. Il faut également valoriser les efforts ou les actions de ses divers interlocuteurs, que ce  soit une personne de sa famille, un aidant ou pair-aidant, ou un membre d’une équipe de soins ou d’accompagnement.

Pour aider un proche, voici une sélection de quelques sites d’associations engagées.

Collectif Schizophrénie:

L’Unafam

La Fnapsy

Schizo-oui.com

Psycom

Pour la consommation de drogues

l’argent, le logement, les démarches administratives

la santé physique

 

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