Souffrance psychique, autonomie et besoin d’aide : Test Cop-U, Thème 11

souffrance psychique, retrouver l'autonomieLa souffrance psychique (angoisse, dépression, crise psychotiques… ) peut mettre à mal ce sur quoi s’appuie une vie autonome (le travail, les relations, les loisirs, etc.).

Une crise psychique nécessite le plus souvent une aide ou des soins, ce qui réduit l’autonomie

En effet, les souffrances psychiques, la lutte contre les symptômes, réduisent les forces disponibles pour la vie quotidienne habituelle. Un traitement médicamenteux, un soutien de l’entourage peuvent devenir indispensables. Ou encore un arrêt de travail, une hospitalisation, un hôpital de jour, une maison de repos… . C’est une situation nouvelle, dans laquelle des aides permettent de rester à flot et de se stabiliser. Les aides et les soins sont assez souvent mal supportés. La relation d’aide est vécue avec un sentiment de dépendance qui est source de culpabilité, ou même de honte, comme une blessure d’amour propre : « je devrais m’en sortir tout seul », « d’autres en ont plus besoin que moi ».

Ce qu’évalue le thème 11

C’est le rétablissement, qui part de la souffrance psychique et des incapacités et aides qu’elle a impliquées, vers un mieux être et plus d’autonomie. La reconquête de l’autonome est plus ou moins rapide, plus ou moins complète. On compte à nouveau, de plus en plus, sur ses propres forces. Et parallèlement, il faut apprendre à se passe, plus ou moins, plus ou moins rapidement, de certaines aides (étayages) qui ont été utiles pendant la crise (médicaments, famille, hôpital, etc.). C’est un processus angoissant. En effet, est-ce que je peux réduire un traitement, reprendre un travail, revivre plus à distance de ma famille ou de la psychiatrie, etc. sans craindre une rechute.

Retrouver cette autonomie en de multiples domaines nécessite généralement d’être progressif dans les changements.

Comment utiliser les colonnes qui suivent?

Pour se situer, il suffit de se dire : « je me reconnais plutôt dans cette colonne là », même si tous les mots de la colonne ne conviennent pas tout à fait. On peut aussi se dire : « avant, j’étais là (par exemple en colonne 2), et maintenant je suis plutôt là (par exemple, en 1) », etc.

Souffrance psychique, besoins d’aide et de soins, perte d’autonomie et sa reconquête

0

Je vais beaucoup mieux, progressivement

– Quand je ne me sens pas bien, c’est plus difficile, mais je me débrouille

– Quand je ne me sens pas bien, on s’organise avec mon conjoint (ma conjointe).

– Je me débrouille seul (pour le logement, mes courses, ma vie quotidienne), mes parents m’aident aussi de temps en temps.

– J’ai besoin d’une aide de soignants de temps en temps.

– Je suis sorti de mes troubles,  j’ai repris des relations et des activités au dehors

– On me propose de retravailler à temps partiel

1

Je veux être autonome, mais c’est difficile, je n’y arrive pas.

On me conseille d’y aller pas à pas

– Il vaut peut-être mieux ne pas « mettre tous ses œufs dans le mémé panier »: c’est mieux d’avoir plusieurs interlocuteurs

– Je cherche à arrêter mon traitement, mais je dois l’accepter quand même

– Je passe un nuit par semaine chez mes parents (ou chez une amie…)

– J’ai le projet de rependre mon travail. On me dit que ça devrait être à temps partiel, ce qui ne me convainc pas

– Cette dépendance m’insupporte. Je ne veux pas être traité comme un enfant (les parents et l’hôpital c’est pareil, ils me prennent pour un enfant)

– Je préfère aller à l’HDJ et au CATTP ( ou SAVS….), ça me soutient

– Ça se passe bien avec mon curateur

2

Fort sentiment d’incapacité ou d’effondrement

– J’ai trop d’angoisses pour sortir, ou pour reprendre ma vie normale

– Trop de difficultés cognitives, je me traîne, etc.

– Je ne vois personne, je ne vois pas comment je pourrais travailler, etc.

 

Proclamation d’autonomie et refus de la dépendance et des soins

(pour cette colonne, voir note en bas de page)

– On me garde à l’hôpital mais je dis que je n’ai rien à faire ici ; je pense que je dois être chez moi.

– On m’oblige- Je n’ai besoin de personne ( famille, hôpital, VAD)

– On m’enferme, on m’empêche de vivre

Proclamation d’autonomie et refus de soins, déni de la perte d’autonomie et de la dépendance

  • Une certaine dépendance  existe dans toutes les maladies, avec la nécessité de s’appuyer sur le monde extérieur. En psychiatrie, il n’est pas rare qui la personne qui a le besoin le plus évident d’aide et de soins le refuse. Elle veut rester maître de sa vie, dit qu’elle n’est pas malade et n’a besoin de personne (déni de la maladie et de la dépendance qu’elle induit, refus de soins).
  • Cela pourrait être comparé à la personne qui est dans le coma. Sa dépendance est majeure, et cependant, elle n’en a aucune conscience. Cette méconnaissance de la maladie provient de multiples sources qui interdisent d’avoir un regard empathique sur soi-même.
  • Des soins contraints seront parfois nécessaires, lorsque la proclamation d’autonomie nie une situation de danger pour la personne concernée ou pour autrui.

Remarques

  • Si ce thème 11 vous intéresse, vous pouvez écrire un commentaire ci-dessous
  • On peut par exemple signaler
    • Une ligne qui exprime particulièrement bien le thème
    • Une expression qui semblerait utile, à partir de votre propre expérience
    • Un expression employée dans le thème 11 qui semble inadéquate
close

NEWSLETTER

Inscrivez-vous à notre newsletter pour rester informé de l'actualité de la e-psychiatrie

Donnez votre avis