Perturbations dans la famille – Schizophrénie COP 13 – 10

La communication et les interactions familiales sont souvent troublées dans la schizophrénie. Conscientes ou inconscientes, sur l’actuel ou sur le passé, les perturbations portent sur :

  • les paroles, le discours, la façon de raconter les faits, de comprendre les choses
  • les comportements : tensions, menaces voire violence, zizanie
  • les échanges concrets de la vie quotidienne: repas, argent, hygiène, sont compliqués
  • la dépendance mutuelle ou symbiose est souvent forte
  • le déni des troubles est plus ou moins partagé

Les propos peuvent être paradoxaux. La différenciation des personnes peut se brouiller.

0

Niveau apparemment faible d’interaction perturbatrice

1

Dépendance matérialisée et non déniée
Persistance de liens autour de la nourriture, de l’argent et du linge
Symbiose apparemment calme
Conflit contenu

2

Ne se déplace qu’avec un parent
Situation incestueuse (ex : dort avec un parent)
Interactions confusionnantes
Dépendance déniée
Lien symbiotique occulte et/ou symbiose bruyante
Paradoxalité des échanges
Zizanie systématique
Nécessité absolue de protection par l’éloignement
Déni partagé des troubles
Pathologie induite ou délire à deux

Cet item était nommé : « Troubles majeurs des interactions familiales »   dans l’ouvrage Évaluer les psychoses avec la Cop 13 – Une Clinique Organisée des Psychoses – Éditions Dunod – 2011

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