Négligence du domicile, ou soin de celui-ci (la chambre, l’endroit où l’on vit) : Test Cop-U, thème 3

Pourquoi s’intéresser à la négligence du domicile, ou au soin de celui-ci en cas de trouble psychique ?  Parce que l’appartement, la chambre, c’est mon « chez – moi », mon port d’attache et si besoin mon refuge. Et parce qu’une correspondance intime lie « être chez – soi » et « être soi ».

Les dépressions, schizophrénies, troubles border line, les addictions induisent fréquemment une négligence du domicile. Cette négligence est possible dans toutes les situations où existe un repli sur soi. Mais en outre, l’indifférence, la colère, la haine, « l’envie de tout casser » peuvent également être en cause.

La négligence livre le lieu de vie au désordre. La poussière, les vêtements, les objets s’accumulent, parfois de la nourriture moisit (ou pire). Mais la dégradation peut aller jusqu’à détruire, plus ou moins consciemment un lieu qui devrait être synonyme de bien-être, de repos, de tranquillité, de confort. En principe, le « chez moi » est un lieu que l’on aime. Mais il peut devenir un lieu désolé et désolant, déprimant. On peut avoir envie de le fuir ou de l’abîmer encore plus.

Ainsi, la négligence du domicile, le manque de soin pour le lieu où l’on vit  peuvent représenter, en définitive, un manque d’attention pour soi-même, une forme d’agression contre soi-même.

Exemples de mauvais traitements, d’attaques à l’égard du lieu de vie

  • Ne pas réparer ce qui ne va pas, entasser les nourritures, mettre les choses sens dessus dessous, abîmer les équipements de base ‘électricité, plomberie), ne pas s’entendre suffisamment avec les voisins, faire du tapage, etc.

Comment utiliser les colonnes qui suivent?

Pour se situer, il suffit de se dire : « je me reconnais plutôt dans cette colonne là », même si tous les mots de la colonne ne conviennent pas tout à fait. On peut aussi se dire : « avant, j’étais là (par exemple en colonne 2), et maintenant je suis plutôt là (par exemple, en 1) », etc.

Négligence du domicile, dégradation du lieu de vie,

Ou soin de mon domicile, avoir un chez-soi qu’on aime?

0

Je m’occupe bien tout seul de mon logement

– C’est décoré (préciser)

– Je fais régulièrement le ménage, la vaisselle, je sors les poubelles

– J’aime bien me retrouver chez moi

– Cela se passe bien si on vient m’aider

1

Oui, je vois des signes de négligence de mon logement

– Mon appartement est triste, pas meublé, ça me donne l’impression de vide

–  J’ai du mal à jeter, ça s’entasse, je ne fais pas le tri, je ne sais pas par quel bout prendre les choses

– J’ai une aide ménagère

2

Habiter mon logement est plutôt catastrophique ,

– Je me dispute avec les voisins

– Les voisins se plaignent du bruit la nuit

– Je laisse trainer les poubelles ou les sacs d’ordures…

– Je garde tout, Je ne jette rien… il faudrait faire le vide

– Il faudrait que je change de logement, on trouve que mon logement se dégrade

– J’ai hébergé des gens mais ça a mal tourné…

– Il m’arrive de dormir dehors

Aujourd’hui existent diverses possibilités pour combattre la tendance à négliger son domicile. Il est possible d’habiter une chambre, un logement, seul, ou à plusieurs, avec ou sans aide. Des aides à domicile sont possibles. Elles sont fournies par la famille, les services sociaux ou psychiatriques.

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Remarques

Si ce thème 3 vous intéresse, vous pouvez écrire un commentaire au bas de cette page

On peut par exemple signaler

  • Une ligne particulièrement bien trouvée
  • Une nouvelle ligne qui semblerait utile pour décrire la problématique du logement
  • Un expression employée dans le thème qui semble inadéquate.

Il est également très conseillé de parler à ses interlocuteurs habituels de ce test, des questions qu’on se pose à propos du logement, notamment les soignants lorsqu’on suit un traitement psychiatrique ou psychothérapeutique.

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