Loxapine – Loxapac © – antipsychotique sédatif

La loxapine – Loxapac© est un antipsychotique actif sur les pensées délirantes, la désorganisation des pensées, les hallucinations ainsi que l’agitation psychique et motrice.

La loxapine – Loxapac© est utile dans le traitement de certaines affections psychiatriques telles que la schizophrénie, les épisodes psychotiques aigus (ou bouffées délirantes) et les autres psychoses. Antipsychotique de première génération, il a un effet important sur l’agitation psychomotrice  d’où son utilisation en urgence. Utilisé dans les schizophrénies, il a un effet antidépresseur mais ce n’est pas un thymorégulateur.

Cette fiche Médicaments est une information. Elle ne remplace pas la prescription par votre médecin.

Formes pharmaceutiques

  • comprimés à 25 mg (blanc), à 50 mg (bleu), à 100 mg
  • Solution buvable
  • solution injectable à 50 mg / 2ml (disponible uniquement à l’Hôpital)
  • ADASUVE ® est une forme de loxapine par inhalation. Réservée à l’hôpital.

Délai d’action de la loxapine – Loxapac©

Les symptômes psychotiques sont généralement améliorés dans les deux premières semaines de traitement mais un effet complet sur le comportement, la pensée et le sommeil peut nécessiter plusieurs semaines.
 Cependant, il existe une certaine sensibilité individuelle qui est aussi fonction de la dose prescrite.

Un effet sédatif, voire une somnolence apparait au début mais il s’estompe progressivement.

Mais le véritable effet thérapeutique n’apparait qu’après quelques semaines de traitement. C’est pourquoi il faut accepter d’attendre.

Par contre, la forme injectable a un effet rapide (quelques heures) sur l’agitation et l’agressivité pathologiques.

Durée du traitement

La durée du traitement doit être déterminée avec votre psychiatre. Le traitement doit durer au moins un an après un premier épisode psychotique car le plus important est d’éviter les rechutes. Dans la schizophrénie le traitement peut être très prolongé. Vous discuterez avec votre médecin de la dose optimale pour un traitement de longue durée.

En cas d’interruption brusque de loxapine – Loxapac©

Votre organisme stocke ce médicament pendant plusieurs jours. Ce qui explique qu’en cas d’ arrêt brusque du médicament, quelques jours peuvent s’écouler sans changement apparent. Par la suite, le médicament disparait progressivement de l’organisme.

En conséquence, les symptômes (angoisse, hallucinations, délire, insomnie..) réapparaissent.

Si votre projet est un arrêt total du médicament vous devez en discuter avec votre psychiatre.

Éléments médicaux principaux à surveiller pour loxapine – Loxapac©

le poids, la glycémie, la fonction cardiaque, la fonction hépatique, la numération formule sanguine.

Effets indésirables fréquents et conseils d’utilisation

  • Prise de poids possible. Donc, dès le début du traitement, surveiller le poids et l’Indice de Masse Corporelle
  • Par précaution, on surveillera d’emblée l’alimentation en évitant les aliments trop riches en sucres et en graisses et les sodas
  • On s’efforcera aussi de garder une certaine activité physique.
  • Somnolence au début en cas de dose trop élevée
  • Sécheresse buccale, constipation, troubles de l’accommodation visuelle
  • En cas d’utilisation prolongée et à forte dose : raideur musculaire, tremblement, faciès figé, dyskinésies
  • On évitera son utilisation, en tout cas prolongée, chez les personnes âgées.
  • Les signes d’intolérance : rougeurs, éruptions, démangeaisons, malaise, fièvre, pâleur, accélération du cœur : arrêter le traitement et consultez un médecin.

Pour les autres effets secondaires et leur prévention consulter le réseau PIC (réseau de pharmaciens hospitaliers publics sans lien d’intérêt avec les laboratoires pharmaceutiques).

Grossesse et allaitement avec loxapine – Loxapac©

On pense souvent qu’il y a une contre-indication absolue entre grossesse et prise de médicaments. Mais, c’est loin d’être toujours le cas. Lorsqu’un traitement psychotrope est en cours, le maintien de l’état psychique de la mère est une priorité. On ne supprime donc pas un traitement psychotrope lors de la découverte d’une grossesse sans une réévaluation

Le  Centre de Référence des Agents Tératogènes, pour chaque médicament, recueille et analyse les données internationales. Sur ce site, pour votre ou vos médicaments, renseignez-vous de façon précise sur les risques éventuels.

En général, lorsqu’il n’y a pas de contre-indication à une grossesse, on procède à une surveillance supplémentaire. On fera par exemple une échographie de plus. En conséquence, vous devrez informer de votre traitement, dès le début de la grossesse, le gynécologue et l’obstétricien.

Pour ne pas oublier votre médicament

  • vous pouvez utiliser un pilulier
  • mais aussi une alarme de votre smartphone
  • ou bien télécharger une application gratuite type Medisafe
  • Si vous oubliez une prise : à moins de 2 heures de retard, prenez la dose qui était prévue
  • Au-delà : ne doublez pas la prise suivante : reprenez le cours habituel du traitement

Notre avis sur la loxapine – Loxapac ©

Médicament de l’urgence, de l’agitation et de l’agressivité pathologique. Mais aussi bon médicament pour les traitements au long cours. Il entraine moins de prises de poids que d’autres antipsychotiques.

Psyway n’a aucun lien d’intérêt avec les laboratoires pharmaceutiques

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8 Commentaire

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Fabrice Dhorépondre
27 août 2021 à 12 h 42 min

Bonjour je suis un peu trop chargé comme un rat de laboratoire quetiapine 800 mg, lepticur 10 mg, loxapac et lysanxia merci de m éclairer,?

Victor Souffirrépondre
29 août 2021 à 12 h 48 min
– En réponse à: Fabrice Dho

Bonjour, vous avez, en effet un ensemble de médicaments plutôt sédatifs (quétiapine, loxapine et lysanxia). Nous ne pouvons pas vous inciter à les réduire de vous-mêmes car nous ne savons pas quel était votre état psychique initial et nous ne sommes pas habilités à donner des consultations par cette voie, vous le comprenez bien. Il n’y a rien de dangereux dans ce traitement et les prescripteurs ne vous ont pas pris pour un rat de laboratoire. Consultez à nouveau votre médecin prescripteur. Bien cordialement

hakkarrépondre
2 mars 2021 à 20 h 28 min

Bonsoir, comment se sevrer après 2 mois de loxapac? Bien cordialement

Victor Souffirrépondre
6 mars 2021 à 17 h 48 min
– En réponse à: hakkar

Avant de décider, consultez votre médecin et demandez lui son avis. Si vous poursuivez dans votre démarche, adoptez une attitude prudente : grande progressivité dans la réduction (sur plusieurs semaines), auto-observation sincère (sommeil, anxiété..) et réactions de vos proches.

gjzgrépondre
4 janvier 2021 à 13 h 57 min

bonjour ça 9 jours que je me suis sevrer de mon antispychotique il me reste plus que la fatigue intense et un peu d’angoisse et des frisson y’a t’il un risque de mort suite a cette arrét merci beaucoup et bonne année

Victor Souffirrépondre
9 janvier 2021 à 12 h 07 min
– En réponse à: gjzg

Bonjour, il n’y a aucun risque de mort après l’arrêt de votre traitement. Vous avez simplement à vous surveiller de façon très objective : votre humeur, votre sommeil, l’existence d’angoisse ou pas. Demandez également à votre entourage, si c’est possible de vous signaler les changements qu’il pourrait remarquer. Cordialement. Ceci n’est pas une consultation mais une simple information

gdkqhrépondre
16 novembre 2020 à 10 h 42 min

bonjour j’ai fait un sevrage lent et je ressent nausée maux de ventre sanstion corporelle désagreable insomnie fatigue intense irritabilité agresivité depuis 3 jours d’arret quand cela va t’il disparaitre silvouplais je le prend depuis 2006 ur signaler

Victor Souffirrépondre
19 novembre 2020 à 18 h 15 min
– En réponse à: gdkqh

Bonjour, avez-vous eu un accord de votre psychiatre pour entamer cette réduction ? Il faut qu’un bilan soit fait de votre état psychique car il se peut que les symptômes sous-jacents qui avait été traités par la loxapine réapparaissent quand vous avez réduit significativement le traitement. Bien cordialement

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