La famille face aux troubles psychiques : Test Cop-U, Thème 24

la famille face aux troubles psychiquesLa famille peut avoir une attitude variable face aux troubles  psychiques d’un des leurs, de même que les proches :  compréhension, rejet, incrédulité, etc. C’est ce qu’évalue le thème 24 de la COP-U.

Les attitudes de la famille face aux troubles psychiques d’un enfant, d’un parent, d’un conjoint, peuvent être très variables.

  • Ainsi, les proches peuvent se montrer soutenants, ou au contraire lointains, avec une attitude marquée de rejet. Parfois elles sont violentes, parfois surprotectrices; ou encore fusionnelles, paradoxales, très ambivalentes vis-à-vis de la maladie et des soins, etc.

Des relations complexes entre la famille et la personne qui présente des troubles psychiques

  • Les relations que nous venons d’évoquer, souvent très fortes peuvent être une réaction aux troubles eux-mêmes. déclenchées par l’intensité des troubles
  • Les troubles peuvent également accentuer des perturbations des relations familiales qui étaient déjà difficiles, remontant à l’enfance ou à l’adolescence par exemple
  • Ainsi, il n’est pas toujours aisé de dire comment ces relations se sont constituées

L’attitude de la famille face aux troubles psychiques d’un des leurs peut alléger ou compliquer la situation

  • En effet, ces relations complexes peuvent participer à un équilibre, le favoriser , ou au contraire constituer un facteur aggravant les troubles
  • De la même façon, elles peuvent faciliter ou contrarier les soins

Ces relations peuvent évoluer dans le temps, et il est important de reconnaître cette évolution

Comment utiliser les les lignes qui suivent ?

L‘attitude de la famille face aux troubles psychiques de leur proche est-elle mieux décrite par le 1, le 2, le 3, le 4, 5, 6, ou le 7 ?  D’autres  situations sont possibles. Faites en part à Psyway.

1) Les attitudes de la famille face à la personne en soins sont trop autoritaires, tyranniques, intrusives

Trop autoritaire, tyrannique, intrusive : des exemples

– Ils veulent m’imposer leurs idées, leur mode de vie

– Ils ont tendance à ne pas m’écouter, ils ne me croient pas (par exemple si je dis que je suis malade, que je dois prendre des médicaments, que je ne peux pas travailler)

– Mes parents veulent m’imposer un psychiatre que je n’ai pas choisi, etc…

– Ils me téléphonent tout le temps, ils me surveillent, même si mon état est stable depuis bien longtemps

2) Les attitudes de la famille avec la personne en soins sont fusionnelles, symbiotiques

Fusionnelles, symbiotiques : des exemples

– Il faut que je sois toujours avec ma mère, mon père…Je ne peux pas respirer.

– Ils me téléphonent tout le temps

3) Distance défensive : la famille se tient à distance de la personne concernée

Des exemples d’une attitude de distance défensive de la famille

– Je crois qu’ils se méfient de moi

– Ils ont peur de moi, je leur fais peur, il faut dire que j’ai été violent avec eux

– Ils ont peur de moi, je leur fais peur, je ne comprend pas pourquoi

– Je crois qu’ils ne me supportent pas, (ou bien) qu’ils ne me supportent plus, qu’ils ne veulent plus me voir

4) Attitudes paradoxales de la famille vis-à-vis de la personne en soins : ils veulent une chose et son contraire

Ils veulent une chose et son contraire: un exemple

– Des parents souhaitent que leur enfant malade psychique se calme. Mais si les médicaments amènent ce calme, ils ne le supportent pas. Alors, ils suggèrent de baisser le traitement, voire ils critiquent le psychiatre prescripteur ou l’équipe soignante, ils disent qu’on fait de leur patient « un légume », etc.

– Une mère veut que son fils soit autonome. Mais s’il se débrouille un peu plus seul dans la vie quotidienne, elle dit qu’elle peut maintenant partir vivre à la campagne. Pourtant, elle sait que ce fils a besoin d’elle. Ce dernier s’affole, l’angoisse reprend, et on revient « à la case départ »

5) Bonne distance apparente   6) Autonomie de chacun

5) Bonne distance apparente : des exemples

– On se voit de temps en temps, ça me suffit, et à eux aussi apparemment

– En gardant nos distances, ça se passe bien, les échanges sont meilleurs

– On se voit de temps en temps, ça semble les rassurer et les contenter.

6) Autonomie de chacun: des exemples

– Chacun a sa vie, on se voit de temps en temps, c’est agréable et ça se passe bien

– Ils respectent mes choix de vie ou de soins

– Ils acceptent ma maladie

7) Indécision

Je ne sais pas quoi dire : ce n’est pas clair, cette question de l’attitude de mes parents vis-à-vis de moi.

Remarques

  • Si ce thème 24 vous intéresse, vous pouvez écrire un commentaire ci-dessous
  • On peut par exemple signaler
    • Des idées qui expriment particulièrement bien le thème
    • Des remarques à partir de votre propre expérience
    • Une expression employée dans le thème 24 qui semble inadéquate
close

NEWSLETTER

Inscrivez-vous à notre newsletter pour rester informé de l'actualité de la e-psychiatrie

Donnez votre avis