E-santé : le changement de culture

Vivons nous un changement de culture en matière de santé?

La migration de la santé vers le Web semble exprimer des modifications sociétales :

  • la pénétration d’internet et de la micro-informatique personnelle dans le quotidien, jusqu’à sa forme ultime, le smartphone
  • l’apparition de déserts médicaux en différents points du territoire et de la société.
  • l’accès aux soins est plus difficile, plus lent, ce qui génère une inquiétude chez chacun.
  • l’augmentation de fréquence des maladies chroniques : des maladies autrefois mortelles sont maintenant soignées au prix d’une surveillance et d’un traitement continus.
  • D’où l’esquisse d’un nouveau paysage de la santé aux dispositifs différenciés entre ceux dévolus à la pathologie aigüe et ceux dévolus à la pathologie chronique
  • le vieillissement inéxorable de la population,
  • l’alourdissement des dépenses de santé qui alarme les gouvernants
  • le besoin d’une information plus directe

Placés dans cette situation, notre recherche d’informations de santé se dirige inéluctablement vers le web.  Il laisse apparaitre différents points de vue sur les soins.

La place du smartphone

Le smartphone, par sa taille réduite, par le port sur soi, proche du corps tend à entrer dans l’espace psychique personnel.

Il sécurise par son usage omnidirectionnel, immédiat, gratuit, confidentiel mais aussi

  • par la liaison quasi constante qu’il permet avec les proches,
  • par les dispositifs d’urgence touchant à la santé qui s’y intègrent de plus en plus,
  • par la qualité des transmissions d’images et de vidéo qui permettent le dialogue vivant « in absentia ».
  • malgré des risques d’excès indubitables et générateurs de troubles.

L’Ordre des médecins emboite le pas à cette tendance sociétale quasi-universelle.

L’Ordre considère que la présence d’un médecin sur le web, à condition que les informations qu’il fournit soient vérifiées et éthiques et qu’il ne fasse pas de publicité personnelle, est un prolongement légitime de l’information qu’il donne « en personne » à ses patients.

Mais l’Ordre des Médecins s’inquiète de la fracture numérique porteuse d’inégalités d’accès aux soins.

 

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