Dépendance, emprise, comme signes de malaise d’un membre de la famille : Test Cop-U, Thème 10

disputes, relation perturbées

Les relations en famille peuvent être très perturbées par la souffrance psychique d’un seul de ses membres. En effet, la recherche de relations fusionnelles, passionnelles, violentes, peuvent être une façon de se protéger d’un malaise profond, de le combattre, de le refouler. C’est la souffrance de l’entourage qui devient le signe du malaise. 

 

Ainsi, la dépendance, l’emprise dans la famille (mais aussi au travail, dans un groupe parfois) peuvent révéler l’intensité du malaise profond d’un seul. La personne concernée recherche des réponses immédiates de son entourage, voire cherche à les provoquer, plus ou moins inconsciemment. Ces réponses peuvent être protectrices, voire hyper-protectrices. Mais des relations tendues, tumultueuses, voire violentes peuvent aussi se développer avec l’entourage. On peut parler de relations d’emprise, de relations engrenées, type action-réaction.

La dépendance, l’emprise signent le malaise et elles le diffusent? Cela peut passer

  • par des échanges verbaux excessifs, voire des insultes
  • des violences, des menaces.
  • ce sont parfois des rejets violents suivis de raccommodages, c’est-à-dire des comportements exacerbés, parfois passionnels
  • dans le concret de la vie quotidienne: des exigences, des bouderies, à propos des repas, de l’argent, de l’hygiène, de la sécurité…

Le thème 10 attire l’attention sur l’intensité du malaise vécu par la personne concernée. Parfois en effet, celle-ci minimise ce qu’elle attend inconsciemment des autres. Voire, elle ne ressent pas vraiment son trouble. Dans ce cas, le malaise est projeté dans la famille, l’entourage, qui en soufre.

Comment utiliser les colonnes qui suivent?

Pour se situer, il suffit de se dire : « je me reconnais plutôt dans cette colonne là », même si tous les mots de la colonne ne conviennent pas tout à fait. On peut aussi se dire : « avant, j’étais là (par exemple en colonne 2), et maintenant je suis plutôt là (par exemple, en 1) », etc.

Quelques exemples de dépendance, d’emprise, qui font face au malaise d’un membre de la famille (ou d’un groupe)

0

1

2

Relations de bonne entente

– Je m’entends bien( ou très bien) avec mes proches

– On se voit souvent (ou de temps en temps), c’est important, ça se passe bien

– On s’appelle de temps en temps régulièrement

– ça été un peu difficile par périodes (par exemple l’adolescence), mais maintenait c’est bien

Relations de dépendance mutuelle nettes mais positives

– C’est – ma mère, mon père, (ou autre)…- qui m’apporte les courses,…qui me donne mon argent, du linge, etc…

– Ça m’énerve, j’aimerais me débrouiller tout seul, mais heureusement qu’ils sont là

– On s’appelle tout le temps

– mes parents me laissent parfois seul(e), ils prennent un peu de vacances

Fortes relations d’emprise ou de dépendance mutuelle

– On est tout le temps ensemble, on ne peut pas se séparer

– On ne se comprend pas, entre nous on n’y comprend plus rien

– Ils veulent toujours me mettre le grappin dessus

– Ils disent qu’ils veulent m’aider, mais ils se mêlent de ce qui ne les regarde pas

– Il y a des disputes permanentes (à tout propos), c’est la zizanie

– Mes parents ne veulent plus me voir (ou: on ne peut plus se voir ») sinon ça dégénère

– Mais en même temps, on se retrouve toujours au bout d’un moment. On ne reste jamais longtemps loin les uns des autres

– Mes parents sont d’accord que le traitement ne sert à rien, il me fait du mal plutôt (le traitement est le bouc émissaire d’une relation familiale fusionnelle)

Le malaise individuel débordant la contenance familiale

  • Nous avons vu que le malaise profond d’un seul membre d’un groupe peut induire des relations de dépendance, d’emprise, de violence  dans son entourage. Et ainsi en exprimer l’intensité. C’est particulièrement le cas dans des situations
    • de schizophrénie, d’addictions sévères, de trouble graves de personnalité
  • Parfois, la famille « marche sur des œufs ». En effet, des réponses ou attitudes maladroites peuvent exaspérer la situation. En outre, dans certains cas, aucune réponse des proches ne semble en mesure d’apaiser la situations

Mais inversement, le malaise individuel peut être engendré par un dysfonctionnement familial

  • Alors, la souffrance d’une seule personne est le signe de perturbations cachées au sein de la famille, des secrets par exemple. C’est la situation de certains enfants
  • Dans ces cas, il est parfois utile de réfléchir ensemble grâce à une thérapie familiale

Remarques

  • Si ce thème 10 vous intéresse, vous pouvez écrire un commentaire ci-dessous
  • On peut par exemple signaler
    • Une ligne qui exprime particulièrement bien les difficultés relationnelles que vous avez rencontré à cause de vos difficultés
    • Une expression qui semblerait utile, à partir de votre propre expérience
    • Un expression employée dans le thème 10 qui semble inadéquate
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