COP-U Thème 25 : Attitude de la famille vis-à-vis des soins

    L’alliance thérapeutique avec la famille d’une personne en soins psychiatriques n’est pas forcément donnée au début des soins.

Le thème 24 évalue l’attitude de la famille vis-à-vis des soins psychiatriques, qui est variable, et qui peut évoluer dans le temps.

Ma famille est elle confiante en l’action des psychiatres et des soignants, ou à l’opposé hostile, méfiante vis-à-vis des traitements et des aides psychiatriques. Est-ce qu’elle s’intéresse à mes soins? En fait de nombreuses attitudes sont possibles.

Le climat des relations entre la famille d’une personne en soin et le dispositif de soins est souvent important pour le traitement.

Il y a souvent une méfiance vis-à-vis des soins au début des troubles, puis une meilleure compréhension ou collaboration ensuite (alliance thérapeutique). Mais d’autres fois, l’attitude de la famille vis-à-vis des soins ne change pas … Diverses évolutions de l’attitude de la famille vis-à-vis des soins sont possibles.

Les parents, les frères et sœurs peuvent avoir chacun une attitude différente à l’égard des soins.

Le thème 25 essaie de décrire diverses attitudes qui ont été observées de la part des proches (père, mère…) …vis-à-vis du dispositif de soins et des traitements.

Comment utiliser les colonnes ou les lignes qui suivent

L’attitude actuelle de mes parents vis-à-vis de mes soins et de mes soignants serait-elle surtout décrite en A, en B, ou en C? D’autres situations sont possibles: je peux en faire part à Psyway: en savoir plus, cliquer ici

Attitude de la famille vis-à-vis des soins

A) Attitude de la famille vis-à-vis des soins avec alliance thérapeutique

1) Contribution positive au traitement, ou

A 2) Attitude mesurée

A1) Contribution positive au traitement

L’action de la famille va dans le même sens que l’action des soignants (Synergie).

– Je sais que ma famille est attentive à ma vie quotidienne, elle m’aide assez souvent, mais dans l’ensemble ils me laissent faire.

– Ma famille est attentive aux traitements, elle veille à la prise des médicaments ou si je vais bien à mes consultations

– – Ma famille ne me laisse pas seul, elle est présente.

– Ils ont un échange avec les soignants, ils les contactent quand ça a l’air d’aller moins bien,

– Mes parents ont donné des précisions sur mon parcours, sur ma vie quotidienne

 

A 2 Attitude mesurée

– Ma famille est présente, elle tient compte des avis de mes soignants, mais elle ne s’implique pas de façon très personnelle

– Mes proches sont présents si besoin, par exemple pour surveiller certains changements de traitement

B) La famille permet que le traitement se poursuive, reconnaît la pathologie

4)  Délégation:

– Mes parents font confiance aux médecins mais s’impliquent peu dans le traitement

 

5) Mes proches ne font pas vraiment confiance au traitement mais ils acceptent parce qu’ils ne trouvent pas mieux

 

6 Acceptation forcée ou résignation: Dans ma famille, ils ne savent plus comment faire avec moi, alors ils me laissent faire comme je veux avec mes soignants. Mais peut-être qu’ils ne sont pas d’accord. Parfois j’ai l’impression qu’ils ne comprennent rien à ma maladie.

 

7 Indifférence ou éloignement:

– Ils se tiennent à distance du traitement et des soins

– Ils ont l’air de s’en désintéresser. Mais si mon psychiatre les appellent, ils viennent parfois à un rendez-vous

C) Rapport difficile ou d’opposition de la famille au traitement

8)  Mes (mon) parent(s) téléphone (ent) sans arrêt à l’équipe, les soignants en ont assez. Pourtant, les soignants les avaient bien accueillis.

 

9) Ils se méfient beaucoup du traitement, ils les critiquent, ils veulent me faire changer de psychiatre consultant. Ils ne supportent pas que j’aie une relation avec des personnes qu’ils n’ont pas choisies eux-mêmes.

 

10) Mes proches disent que le traitement ne sert à rien,

– Ils pensent même « le traitement rend malade »

– Ils ont des interventions contradictoires qui font que le traitement ne peut pas se dérouler de façon stable

 

11) Ils ne veulent pas voir les psys, ils se tiennent loin en dehors, ils se sentent persécutés par les psychiatres si on cherche à les contacter.

12) Ces atttitudes négatives de mes parents vis-à-vis des soins, ça me culpabilise et me perturbe dans mes soins

Donnez votre avis