Conscience des troubles psychiques : Test Cop-U, Thème 14

conscience des troubles auto-observationLa conscience des troubles psychiques et la connaissance qu’on en a permettent de mieux comprendre le traitement, ou une aide, et d’en tirer profit. 

 

 

La conscience des trouble psychiques peut être immédiate, intuitive. On sait qu’on ne va pas bien. Le dialogue avec des professionnels améliore malgré tout la connaissance des troubles

  • En effet  même les symptômes d’une dépression, de l’angoisse, d’une somatisation ne sont pas toujours très évidents, surtout à leur début
  • Dans d’autres situations, il existe une forme de refus de reconnaître la présence de difficultés psychiques. Ce sont alors les proches, les collègues, le médecin traitant qui soulignent que quelque chose ne va pas : « vous devriez voir quelqu’un ». C’est en parlant avec eux que la personne concernée finit par admettre la nécessité d’un soin
  • Parfois enfin, la personne concernée s’oppose aux remarques des autres à son sujet. Elle refuse de reconnaître que quelque chose ne va pas, et toute aide :  les médecins parlent alors de déni de la maladie ou des troubles. La prise de conscience, la reconnaissance des troubles psychiques facilitera les soins

Dans tout les cas, la conscience des troubles psychiques, leur reconnaissance indique une plus claire conscience de soi-même et le fait que l’on va mieux, et  cela facilite les soins. C’est cette coopération à ses propres soins que l’on appelle l’alliance thérapeutique

Comment utiliser les colonnes qui suivent?

Pour se situer, il suffit de se dire : « je me reconnais plutôt dans cette colonne là », même si tous les mots de la colonne ne conviennent pas tout à fait. On peut aussi se dire : « avant, j’étais là (par exemple en colonne 2), et maintenant je suis plutôt là (par exemple, en 1) », etc.

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Conscience des troubles psychiques

– Je vois bien que ça ne va pas

– Ce dont je me rends compte c’est que je souffre de trop de pensées, ou de pensées  gênantes, ou choquantes, ou de voix, c’est difficile

– Je me rends compte que j’ai du mal à faire des projets, à construire des projets

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– De rencontrer des soignants, des accompagnants…d’être dans un lieu d’accueil  (ou de soins), c’est important pour moi, ça m’aide

– D’être aidé par mon entourage, cela m’aide

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Conscience des troubles partielle, variable ou fluctuante

– Je ne sais pas très bien ou j’en suis. Je ne sais pas si ça m’apporte quelque d’avoir des soins, ou d’être dans un lieu de soins

– Moi, ce que je veux, c’est travailler (ou: de reprendre des études), avoir une vie normale

–  On me dit que l’essentiel est que je me soigne pour l’instant, mais je ne me rends pas bien compte

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– Les traitements me font peur, je les oublie, les soignants (ou mon entourage) me rappellent à l’ordre

– J’oublie les rendez-vous, des activités qu’on me propose

– Peut-être je n’ai pas confiance, je ne sens pas si ça m’apporte quelque chose

– Je doute que ça m’apporte quelque chose

– Je ne crois pas vraiment ce que les médecins m’expliquent (ou les soignants, ou l’entourage)

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Non conscience des troubles, refus de soins

– Je n’ai pas ma place ici (hôpital, lieu de soins)

– Je n’ai pas de problèmes, je n’ai rien à dire

– Les autres sont malades (ou handicapés)

– Ça ne m’aide pas à m’en sortir

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– Je suis forcé de me soigner, mais ce n’est pas pour moi

– Je n’ai pas envie de venir (en hôpital de jour, CATTP…)

– Ça me fait du mal de venir ici (hôpital lieu de soin)

Remarques

  • Si ce thème 14 vous intéresse, vous pouvez écrire un commentaire ci-dessous
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    • Un expression employée dans le thème 14 qui semble inadéquate
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