Discours d’Agnès Buzyn : des perspectives nouvelles

Agnès Buzyn, ancienne Ministre de la Santé, a prononcé un discours lors du Congrès de l’Encéphale le 23 janvier 2020 à Paris

On retiendra quelques éléments d’une prise de conscience des pouvoirs publics de l’état actuel de la psychiatrie :

1 Agnès Buzyn : « Ce que nous voulons aussi, c’est une psychiatrie ancrée dans l’organisation du secteur. Comme offre de proximité immédiatement accessible, inscrite au cœur des territoires. Mais qui doit également garantir l’accès de tous à des prises en charge spécialisées et adaptées, par une organisation plus graduée. »

C’est, en filigrane, une des critiques exprimées à l’heure actuelle à l’égard des organisations de secteur :

  • une offre trop généraliste, pas assez spécialisée
  • peu orientée sur des pathologies qui nécessitent des modalités de soin plus ciblées telles que les développent les centres experts, par exemple pour la bipolarité.

2 Agnès Buzyn : « Un effort tout particulier doit se porter sur le développement de l’offre ambulatoire et de la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent. »

3 Agnès Buzyn : « Les deux appels à projets nationaux relatifs au fonds d’innovation organisationnel et à la pédopsychiatrie seront reconduits au même niveau financier qu’en 2019, soit 30 millions d’euros (M€) au total ».

4 À propos de la réforme du financement de la psychiatrie :

  • Agnès Buzyn : « Au moins 140 M€ supplémentaires seront alloués de manière pérenne en 2020 à la psychiatrie financée en dotation annuelle ».
  • La réforme du financement fera l’objet d’un projet de décret. Il sera examiné « dès le mois d’avril pour une parution en juillet 2020 ».

5 Pour les professions :

  • Affirmer le rôle essentiel des infirmiers de pratique avancée (IPA) dans la réorganisation des parcours de soin
  • De même que les psychologues, « nous devrons intégrer progressivement au panier de soins, les modules indispensables de psychothérapies ou de bilans, accessibles sans conditions de ressource ».
  • Le ministère définira donc collectivement en 2020, les conditions d’une participation plus intégrée des psychologues au parcours de soins.

Donnez votre avis